Le Gram en deux mots…

Le GRAM est un groupe de réflexions, un laboratoire d’idées et d’expérimentations dans la métropole lyonnaise.

Le GRAM constitue ainsi une force citoyenne de propositions au service d’un projet politique de gauche innovant pour la métropole.

Le GRAM est animé par le désir et l’ambition de contribuer à un projet politique, démocratique, urbain, économique, social, culturel et environnemental de gauche pour la métropole lyonnaise. Pour ce faire, il s’appuie sur l’expertise, les travaux propres et l’expérience de chaque participant, sur des projets expérimentés dans les territoires par les collectivités, ainsi que sur des travaux menés au sein d’universités, de laboratoires de recherche, d’associations ou d’entreprises.

Editorial de Renaud Payre - co-fondateur et président du Gram :

Pour une action métropolitaine… démocratique et solidaire !

Le GRAM a dès sa création placé ses réflexions et propositions au niveau métropolitain. La gauche est-elle entrée dans une telle léthargie pour qu’on puisse annoncer par voie de presse la création d’une nouvelle entité dites métropole sans qu’aucun débat n’ait lieu, sans qu’aucune inventivité n’émerge ? Il est de la responsabilité de toutes les forces politiques de mettre en débat les thèmes qui vont fortement structurer le mandat à venir. Le projet de métropole défendu par le maire sortant est finalement simple : renforçons la communauté urbaine – en fusionnant département et communauté – au nom de la compétitivité territoriale. Demain, nous dit on, il ne restera que trois métropoles. Pourquoi trois ? Nul ne le sait. Il serait même injurieux de s’interroger. Il nous faut croire le maire sortant qui seul possède la vérité. Mais derrière cette rhétorique, il y a un projet politique et même idéologique. Ce projet inscrit dans le paradigme de la concurrence des territoires, excluant toute réflexion sur les territoires péri-urbains. Ce projet n’est pas le notre. Bien sûr la métropole n’est pas à rejeter. La métropolisation est un fait. Mais les institutions et les organisations institutionnelles sont des projets et construits politiques. On pourra toujours nous opposer que cela n’intéresse pas les citoyens et que tout cela est très complexe. Ce n’est pas notre conception de la politique. Le projet du GRAM est bien de faire émerger une communauté d’existence (économique et sociale). La métropole oui… mais pour mieux lutter contre toute forme d’inégalité territoriale en matière de transports, de logements, de soins, d’équipements culturels et d’accès aux services publics.

Cette métropole accompagnée d’un observatoire des inégalités territoriales évaluant l’ensemble des politiques publiques métropolitaines ne peut être que fondée sur une forme de fédéralisme métropolitain redonnant en matière d’urbanisme, d’éducation, de culture, de politiques sociales des compétences aux arrondissements et aux communes. Cette métropole devra également assurer un accès durable à tous aux biens communs. C’est sur ce principe (notamment de la durabilité) qu’il faut remettre à plat les délégations de service public dans différents domaines : déchets et eau en priorité. C’est le principe de la politique redistributive qui doit nous conduire à repenser la tarification des transports en commun. Mais cette métropole doit aussi laisser la place aux citoyens. Lyon mérite mieux qu’une conférence de presse annonçant à 1,5 millions de grand lyonnais le sort qui leur est réservé. Lyon mérité mieux qu’un coup de force. La métropole de Lyon pourrait consacrer un nouvel âge de la démocratie urbaine. C’est cela notre ambition d’une métropole citoyenne.

Renaud Payre

 

 

Le manifeste du Gram :

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