Création des groupes thématiques

Depuis la fin d’année 2014, le Gram, en concertation avec ses adhérents, met en place des groupes thématiques permettant de nous enrichir des réflexions et des expériences de chacun et ceci afin de constituer une force citoyenne de réflexions.

A ce jour, les groupes thématiques existants sont :

  • Culture,
  • Développement économique et développement du territoire,
  • Santé et environnement,

Chaque adhérent a la possibilité de participer ou de devenir l’animateur d’un groupe thématique.

Si vous êtes intéressé pour participer à un des groupes existants ou si vous souhaitez vous investir en participant à la création d’un nouveau groupe thématique, prenez contact avec nous : .

Actualités de l’association - Retour sur l’assemblée générale

Ce samedi 15 novembre se tenait, au théâtre de l’Elysée, l’assemblée générale extraordinaire et l’assemblée générale ordinaire du Gram.

A cette occasion, l’association s’est dotée de nouveaux statuts, que vous pourrez retrouver sur : http://www.gram-lyon.org/statuts-de-lassociation/.

Lors de cette assemblée générale, le rapport moral et la rapport financier de l’exercice 2011 - 2014 ont été présentés et discutés avec les adhérents.

Un second temps fort a concerné le débat d’orientation générale (Métropole, travail avec les associations, les prochains rendez-vous du Gram …), ce moment d’échange a aussi confirmé l’importance de développer la mise en place des groupes thématiques. Ces groupes sont ouverts à tous les adhérents et sympathisants. Pour pouvoir participer, il est nécessaire de se faire connaître auprès de l’association - . Les premiers groupes créés ou en cours de création sont :

  • Culture,
  • Economie et développement des territoires,
  • Santé,
  • Budget participatif,
  • Transport,

Nous vous rappelons que tous les adhérents peuvent proposer la création de groupes thématiques. Pour se faire il faut contacter le Gram et fournir un cours descriptif du thème et des pistes de travail.

En parallèle, les groupes locaux se développent, après la création du groupe Lyon Sud, les groupes Lyon1/4 et Meyzieux/Décines vont être prochainement créés.

Enfin, l’assemblée générale s’est clôturée avec l’élection du conseil d’administration. Les adhérents élus aux conseil d’administration sont :

  • Benoit BAUTHENEY
  • Claire BOURGEOIS
  • Mohamed BRIKAT
  • Clémence CAPRON
  • Nadine CHAMARD-COQUAZ
  • Alexandre CHEVALIER
  • Nathalie DUCHET
  • Jean-Paul GAUTHIER
  • Anne LE RESTIF
  • Christine MOUQUET-NOPPE
  • Guy ORLANDINI
  • Renaud PAYRE
  • Gilles POMMATEAU
  • Paul RAVEAUD
  • Thierry RELAVE
  • François SALAUN

Les représentants des élus participant au conseil d’administration sont :

  • Fatima BERRACHED,
  • Jean-Pierre BOUCHARD,
  • Arthur REMY,
  • Nathalie PERRIN-GILBERT,

Cette assemblée générale a marqué une étape importante du développement et la structuration du Gram. Vous pouvez nous rejoindre pour participer à son développement (http://www.gram-lyon.org/adherer-et-participer/).

Merci à tous les participants qui ont permis aux débats d’être riches.

L’actualité du Gram : revue de presse

Nous inaugurons un nouveau support de diffusion de l’information : une page de “curation de contenus” regroupant un certain nombre d’articles de presse traitant du Gram et de l’actualité politique de la métropole.

Un accès direct depuis le menu vous est proposé dans la “Revue de presse” ou en suivant le lien ci-dessous :

http://www.scoop.it/t/l-actualite-du-gram

Le Groupe Gram Lyon Sud est lancé ! - Par Gilles Pommateau

L’idée n’est pas tant de s’identifier géographiquement, que de promouvoir des rencontres politiques au-delà de nos communes respectives dont les petites frontières sont aujourd’hui bien artificielles par rapport aux enjeux urbains.

La centralisation des campagnes électorales et la médiatisation souvent caricaturale schématise à l’extrême tandis que nos rencontres locales doivent permettre de prendre le temps de la découverte source d’une renaissance politique possible.

Nos problématiques, qu’elles soient transports et déplacements, culturelles, ou sociales convergent toutes vers l’absence de réflexion citoyenne pourtant nécessaire aujourd’hui face à ce désengagement, réponse brutale au désengagement des politiques envers le citoyen.

Le Gram engagé dans le combat de La Gauche Oullinoise se veut être le trait d’union, le pivot de cette réflexion au carrefour des Gauches. Nous sommes socialistes, au sens large du terme, portant notre débat aujourd’hui sur la métropole, la gestion des services publiques ou comment « le politique » peut –il proposer et intervenir au sein d’une politique clairement de Gauche.

La démocratie interroge aujourd’hui à travers les thèmes lyonnais que ce soit l’Hôtel Dieu, l’Anneau des sciences ou Confluence par exemple. Comment redonner au citoyen et construire avec lui une nouvelle démocratie, en fonction des modes de vies nouveaux qui se dégagent en ce siècle déjà bien entamé ?

Plus concrètement et plus localement quelle démocratie locale et participative pour quelle société aujourd’hui ? Que sont devenus et avec quelle efficacité les conseils de quartier, les réunions et les assemblées politiques classiques ?

Toute une problématique que le Gram Lyon Sud essayera de porter au débat dans les mois qui viennent.

L’émiettement du millefeuille territorial, Le Monde, 06-05-14

Par Renaud Payre (Professeur de science politique (Sciences Po Lyon),

Co-fondateur du Gram Lyon)

Dans les dernières heures de 2013 et les premiers jours de 2014, le président de la République, dans ses vœux aux Français ainsi qu’au cours de sa dernière conférence de presse, a annoncé une nouvelle réforme territoriale.

Malheureusement – et que l’on nous excuse l’usage de clichés entendus et ré-entendus depuis –une telle réforme est réduite à un choc de simplification pour mettre un terme à un millefeuille administratif. Certes, on ne compte plus les tentatives de simplification de notre organisation territoriale. Un certain scepticisme pourrait légitimement l’emporter dans l’opinion publique si on se rappelait l’histoire longue - depuis deux siècles – des impossibles réformes visant à la suppression des différents échelons. Certains ont même encore à l’esprit un des exemples les plus emblématiques : l’impossible fusion communale des années 1960. Oui, mais à y regarder de près, une telle réforme visait à limiter la place des élus. Le projet actuel est bien différent. En aucun cas notre président ne saurait agir contre les élus locaux, bien au contraire. Les premiers actes parlent d’eux-mêmes. Car la réforme est déjà bien engagée.

On pourrait évidemment s’interroger : Est-il vraiment légitime et responsable d’annoncer une nouvelle étape de décentralisation sous le seul angle de la simplification et de la réduction des dépenses publiques ? Cette nouvelle étape fera-t-elle preuve d’une inventivité institutionnelle qui semble s’être évaporée des programmes de gauche depuis le début des années 1980 ? Quelques réponses se dessinent déjà. D’ailleurs, en entendant l’annonce de cette nouvelle réforme, l’auditeur ou le téléspectateur pouvait marquer un certain étonnement. Il y avait bien déjà eu des débats parlementaires sur le sujet. Une loi, visant à la modernisation de l’action publique territoriale et à l’affirmation des métropoles, avait déjà été adoptée (finalement promulguée le 27 janvier 2014). Le président de la République n’hésitait même pas à ériger la métropole de Lyon en modèle.

La belle affaire. Une telle métropole – résultant de la fusion de la communauté urbaine et du département sur le périmètre actuel du Grand Lyon – a été voulue par deux grands élus locaux. Au-delà de la fusion de compétences, aucune mesure sur l’organisation des pouvoirs et leur équilibre. La loi ne nous dit rien de la place qu’occuperont les communes et les arrondissements de Lyon .

En quoi une telle métropole peut-elle permettre des politiques de proximité en matière de santé, de politiques sociales, de culture ? C’était une occasion rare donnée à notre gouvernement. Celle d’inventer des formes institutionnelles correspondant aux modes de vie, aux réalités sociales et économiques, notamment urbaines. En laissant l’initiative à quelques grands élus sans penser la cohérence d’ensemble, le gouvernement engage une certaine conception de la République – une et indivisible – et surtout ruine son propre vœu de réduire les inégalités territoriales. Au millefeuille risque de succéder un émiettement des formes de collectivités adoptées en fonction des desseins des grands élus locaux. On attend bien plus d’un président de la République que d’un premier secrétaire du Parti socialiste . Ce parti, depuis des années, tend à se confondre en chambre d’enregistrement de toutes formes de velléités des grands élus municipaux. La transformation de nos institutions ne peut répondre à la même méthode. La réforme territoriale mérite mieux qu’une somme de projets locaux.

La décentralisation, dans son acception française, n’a cessé de renforcer le poids des grands élus. Les différents actes, depuis les années 1980, ont même probablement tous été pensés et voulus en leur faveur. A l’heure où le gouvernement engage le chantier si important de la modernisation et de la moralisation de la vie politique, il est très surprenant de laisser en friche la politique locale. L’accumulation de mandats dans le temps est une des plaies de notre vie politique . Lyon n’a connu que six maires depuis 1905, Marseille trois depuis 1953 et Bordeaux deux depuis 1947. Cette accumulation non régulée est évidemment associée à une forme de domination politique que certains nommeront présidentialisation et qui, en bien des points, ressemble à la « représentation appropriée » des chefs héréditaires analysée par le sociologue allemand Max Weber. Mais cette accumulation est surtout rendue possible par un cumul dissimulé. Le cumul entre le mandat de maire et la fonction de président d’une structure intercommunale. En créant une nouvelle collectivité – les métropoles – , les parlementaires ont toutefois rejeté les amendement visant à empêcher le cumul entre la présidence de la métropole et les mandats de maire. Quant au citoyen, sa place est bien mésestimée. Les métropoles qui auront des compétences départementales ne seront pas élues au suffrage universel direct avant 2020. Nous entrons dans une période tout à fait inédite dans notre histoire républicaine depuis la loi départementale de 1871. On l’aura compris : à adopter de telles réformes dessinées dans des contextes locaux, voulues par des grands élus et pensées dans des conjonctures électorales, le gouvernement et la majorité actuelle ont donné une drôle de tonalité à la réforme territoriale.

Reste que des groupes de citoyens se mobilisent dans les différentes villes.

Retrouvant l’esprit des groupes d’action municipale et d’autres mouvements qui ont participé à la transformation de la gauche des années 1970, ces groupes se structurent à Lyon, à Rennes , à Grenoble , dans la région parisienne et sans doute bien ailleurs. Et si la renaissance de la gauche venait de là ?

Renaud Payre (Professeur de science politique (Sciences Po Lyon), Co-fondateur du Gram Lyon)

Le mythe du laboratoire grenoblois, Le Monde, 01-04-14

Le mythe du laboratoire grenoblois vient de réapparaître. Il y a des faits : la liste Grenoble une ville pour tous, rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes conduite par Eric Piolle a emporté l’élection municipale avec 40% des suffrages et 6000 voix d’avance sur la liste conduite par Jérôme Safar (PS mais sans l’investiture du parti pour le second tour). Cette victoire d’une liste portée par Europe Ecologie les Verts, les composantes du Front de gauche (hors Parti communiste) et également le réseau citoyen rappelle aux Grenoblois une autre élection. Celle de 1965, évidemment.

Lire la suite de Le mythe du laboratoire grenoblois, Le Monde, 01-04-14

Pour une action métropolitaine… démocratique et solidaire !

Pour une action métropolitaine… démocratique et solidaire !

Le GRAM a dès sa création placé ses réflexions et propositions au niveau métropolitain. La gauche est-elle entrée dans une telle léthargie pour qu’on puisse annoncer par voie de presse la création d’une nouvelle entité dites métropole sans qu’aucun débat n’ait lieu, sans qu’aucune inventivité n’émerge ? Il est de la responsabilité de toutes les forces politiques de mettre en débat les thèmes qui vont fortement structurer le mandat à venir. Le projet de métropole défendu par le maire sortant est finalement simple : renforçons la communauté urbaine – en fusionnant département et communauté – au nom de la compétitivité territoriale. Demain, nous dit on, il ne restera que trois métropoles. Pourquoi trois ? Nul ne le sait. Il serait même injurieux de s’interroger. Il nous faut croire le maire sortant qui seul possède la vérité. Mais derrière cette rhétorique, il y a un projet politique et même idéologique. Ce projet inscrit dans le paradigme de la concurrence des territoires, excluant toute réflexion sur les territoires péri-urbains. Ce projet n’est pas le notre. Bien sûr la métropole n’est pas à rejeter. La métropolisation est un fait. Mais les institutions et les organisations institutionnelles sont des projets et construits politiques. On pourra toujours nous opposer que cela n’intéresse pas les citoyens et que tout cela est très complexe. Ce n’est pas notre conception de la politique. Le projet du GRAM est bien de faire émerger une communauté d’existence (économique et sociale). La métropole oui… mais pour mieux lutter contre toute forme d’inégalité territoriale en matière de transports, de logements, de soins, d’équipements culturels et d’accès aux services publics. Cette métropole accompagnée d’un observatoire des inégalités territoriales évaluant l’ensemble des politiques publiques métropolitaines ne peut être que fondée sur une forme de fédéralisme métropolitain redonnant en matière d’urbanisme, d’éducation, de culture, de politiques sociales des compétences aux arrondissements et aux communes. Cette métropole devra également assurer un accès durable à tous aux biens communs. C’est sur ce principe (notamment de la durabilité) qu’il faut remettre à plat les délégations de service public dans différents domaines : déchets et eau en priorité. C’est le principe de la politique redistributive qui doit nous conduire à repenser la tarification des transports en commun. Mais cette métropole doit aussi laisser la place aux citoyens. Lyon mérite mieux qu’une conférence de presse annonçant à 1,5 millions de grand lyonnais le sort qui leur est réservé. Lyon mérité mieux qu’un coup de force. La métropole de Lyon pourrait consacrer un nouvel âge de la démocratie urbaine. C’est cela notre ambition d’une métropole citoyenne.

Renaud Payre : Retrouvez sa présentation ici.

Le métro à Oullins - Par Gilles POMMATEAU

C’est bon cette fois, il est arrivé, ce fameux métro qui a pas mal réveillé la politique à Oullins. Le pour et le contre s’affrontant en fonction de l’avancée des travaux et des déclarations officielles du camerlingue des transports lyonnais, un personnage haut en couleur mais très peu porté à la plaisanterie sur le sujet !

Bref voilà le métro, notre député à vie Michel TERROT lorsqu’il était Maire d’Oullins l’avait annoncé dans un journal municipal de 1990 pour l’année 1996 !
En avance sur son temps le député ! Mais il est là maintenant et c’est plutôt une bonne chose pour le sud-ouest lyonnais.
Hier après-midi les accès étaient gratuits pour le peuple qui pouvait venir admirer et profiter de cette belle réalisation.
Les élus hors sol , élevés non pas en plein air, mais sur une estrade étaient conviés eux le matin pour une cérémonie à part. Mais que cette fanfare métropolitaine ne nous fasse bouder notre plaisir pour autant !

Il va falloir maintenant étudier les flux autour du pôle multimodal et voir les implications très locales pour la ville pour ce qui est de la circulation et des accès.
Le citoyen au final est bien peu consulté ni même impliqué dans les décisions locales comme le montre la réalisation de la grande rue sur laquelle nous entendons un peu partout la réflexion suivante fuser : tout ça pour ça ! Quel dommage que n’ai pas été étudié et testé sérieusement des solutions alternatives pendant ces longs mois de travaux !
Dans les programmes politiques à l’approche des élections municipales vont éclore des conseils de quartiers et des consultations citoyennes…
Mais comment voulez-vous que des élus souvent de bords différents qui ne pratiquent pas la concertation et le débats avec leurs propres militants et sympathisants puissent le faire avec nos concitoyens ?

 

Gilles POMMATEAU - http://www.gillespommateau.com/article-le-metro-a-oullins-titre-a-moteur-de-recherche-121567669.html